Interview "Cheval Passion"

Témoignage : Simon Laforet, le Parcours sans faute ! De la Garde Républicaine à la vie de Cavalier pro et Coach Sportif.

C’est pendant les longues journées de confinement que nous avons découvert Simon Laforet lors de ses Lives Facebook quotidiens. Pendant 45 minutes, chaque jour, il a abordé de multiples sujets liés au cheval, à la technique, à son expérience de cavalier. Des directs très conviviaux et vraiment instructifs et toujours avec des réponses concrètes.

Ni une ni deux, on a osé le contacter pour qu’il nous en dise plus sur son incroyable parcours de la Garde Républicaine à sa vie de cavalier pro et coach…une vie bien remplie, c’est le moins que l’on puisse dire ! Voici son portrait :

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis issu d’une famille de non-cavaliers et qui n’avait aucune attirance particulière pour l’équitation. J’ai commencé à monter à cheval vers 12 ans en club et jusqu’à l’âge de 18 ans. C’est à ce moment-là que la question de mon avenir professionnel s’est posée : faire carrière dans le cheval OUI, mais pas n’importe comment ? Alors, je me suis tourné vers la Garde Républicaine. D’abord par conviction, mais aussi car elle offre une certaine sécurité de l’emploi. J’ai fait l’école de gendarmerie, puis j’ai gravi les échelons jusqu’à intégrer l’équipe compétition de CSO. Faire partie de cette équipe était mon objectif.

Cela m’a énormément apporté et j’y ai énormément appris. Sacré champion de France militaire en dressage en 2007 avec Gamine du Theil, et en 2009 avec Nabuco de Merona en CSO. J’ai obtenu mon monitorat en côtoyant des instructeurs incroyables et j’y ai aussi rencontré ma future femme !

Au final, j’ai passé 10 ans à la Garde : 10 belles années. Mais suite à des restrictions budgétaires, les équipes sportives ont été réduites puis supprimées.

Il était temps pour moi de m’envoler vers d’autres aventures.

Comment passe-t-on de la vie militaire à la vie civile ?

Vivre à la Garde, c’est comme vivre dans une bulle, avec ses avantages et ses inconvénients. La plupart des choses sont organisées, il nous reste à nous occuper de nos missions et notre progression.

En retournant à la vie civile, j’ai goûté à la liberté de gérer moi-même mon planning, de me former et d’apprendre de nouvelles choses avec d’autres visions de l’équitation.

Toute la p’tite famille s’est alors installée près de Rouen aux Écuries de la forêt, établissement avec une partie club et une partie valorisation des chevaux de sports.

C’est une autre vie, avec une clientèle (chose nouvelle pour moi), et la concurrence qu’on ne connaît pas à la Garde par exemple.

Quoi qu’il en soit, ces années à la Garde Républicaine m’ont assuré un bagage technique très solide et sont une incontestable carte de visite. C’est un tremplin extraordinaire.

Cavalier de la garde républicaine française en costume

Aujourd’hui, tu es coach pour des cavaliers de CSO. Quelle est ta “philosophie” de coach ?

Ceux qui suivent mes lives sur Facebook connaissent déjà un peu ma philosophie. (Live  à 13h30 les lundis et jeudis sur la page Terre de Sport Équestre).

Pour moi, il faut privilégier l’humain et ne jamais oublier que le cheval est un animal intelligent mais avec un fonctionnement simple.

J’ai toujours eu une attirance pour l’enseignement – j’encadrais déjà les jeunes recrues à la Garde – et je mets un point d’honneur à répondre aux attentes des cavaliers, mêmes les demandes les plus simples. Il faut détecter et lever les blocages, identifier les freins à la progression et travailler en conséquence. Avec moi, le projet est souvent construit sur 1 saison, notamment avec les cavaliers désirant sortir en concours. Une fois les objectifs posés et les difficultés identifiées, on travaille étape par étape.

Je dis souvent que l’objectif est comme un puzzle 1000 pièces.

Quand on ouvre la boîte, on est découragé, et puis, les choses se mettent en place petit à petit. Plus on avance, plus ça devient facile et évident.

Un “bon” élève, c’est quoi, selon toi ?

C’est celui qui accepte les hauts et les bas pour lui et son cheval. Mais surtout, celui qui sait ce qu’il veut et s’en donne les moyens. Il doit être ouvert au dialogue et savoir discuter avec son coach dès qu’il doute. Enfin, il doit être conscient que tout ça prend du temps.

J’ai toujours eu du mal avec les gens qui se trouvent sans arrêt des excuses. Tu sais ceux qui utilisent « JE » pour parler de leurs victoires et « mon cheval » pour évoquer les échecs : mon cheval fait 4 points, mon cheval n’était pas bon….mais “J’ai gagné l’épreuve”.

Non ! On est un couple cheval/cavalier et on avance ensemble avec les capacités, les bons et les mauvais jours de chacun.

Retrouvez quelques-unes des formations de Simon :

Tu as désormais une certaine visibilité. Comment gères-tu la vie de cavalier pro, de coach, de blogger/youtubeur ?

Terre de Sport Équestre, mon site et mon projet, est né il y a 2 ans, suite à une phrase entendue sur un terrain de concours : « On ne peut pas aider tout le monde »…hé bien si ! J’ai tout de suite tilté ! Si, bien sûr qu’on peut aider tout le monde, et aujourd’hui c’est d’autant plus facile avec les réseaux sociaux.

J’ai écrit 3 livres (à retrouver ici). Je propose des formations en ligne, des cours et conseils vidéos sur Youtube, des articles de blog, des coaching en présentiel mais aussi en vidéo.

Le site se développe depuis 1 an environ, mais le confinement m’a permis d’y consacrer plus de temps. Grâce à ma super équipe aux écuries : ma femme, Dominique Boss la propriétaire des écuries, et ma mère – 3 femmes impressionnantes – j’ai pu me dégager du temps pour faire grandir ce projet qui me tenait à cœur. Encore une fois, car j’aime répondre aux demandes des cavaliers.

Finalement toutes ces casquettes vont bien ensemble, il suffit d’être organisé.

Dernière question, la petite traditionnelle : quelle astuce naturelle, anti-gaspi ou 100% débrouille utilises-tu en tant que cavalier ?

J’utilise la gourmandise des chevaux pour leur faire « passer » certaines peurs. Par exemple, un cheval qui a peur du bidet, on lui met à manger à proximité, puis dedans. C’est encore mieux avec les poulains à qui on montre des tas de choses de cette manière, pendant que maman mange à côté. Comme la mère est sereine, le poulain est détendu.

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